LA MALADIE DES MARRONNIERS

Publié le par Michel CREDEVILLE

A Goussainville, nous avons beaucoup de marronniers et vous avez certainement remarqué qu’ils sont malades. Ils perdent leurs feuilles. On peut dire qu’ils  se croient en automne alors qu’on est en été.

C est un  petit papillon de 3 à 5 mm de couleur brun ocre dont les chenilles dévorent l’intérieur des feuilles pendant l’été qui en est la cause ; les arbres  atteints sont  minés de l’intérieur .Ceux qui sont  fortement attaqués produisent des graines et des fruits plus petits, ce qui peut affecter la croissance et la survie des jeunes plants, mais les réserves en eau et la photosynthèse sont suffisantes pour ne pas réduire la croissance des arbres adultes. 


Ce minuscule papillon (Cameraria ohridella)  qu’on appelle aussi «  la mineuse »   a été découvert en 1984 au bord du lac d'Ohrid (d'où il tire son nom spécifique), à la frontière entre la Macédoine et l'Albanie. Décrit comme espèce nouvelle en 1986, il s'est rapidement répandu dans toute l'Europe. En 20 ans, le ravageur s’est installé sur tout le continent, de l’Angleterre à la Russie. Il a ainsi été repéré en Albanie, Bulgarie, Roumanie, Croatie et Autriche en 1989. Il a ensuite colonisé l’Italie du nord en 1992, l’Allemagne et la Tchéquie en 1993, la Slovaquie en 1994, la Slovénie en 1995. Les pays limitrophes de la France sont enfin contaminés, avec la Suisse en 1998, puis la Belgique et les Pays-Bas en 1999. Le ravageur est arrivé en France en 2000 par l'Alsace venant d'Autriche et d'Allemagne. Parallèlement, il est repéré en Île-de-France autour de l'aéroport d'Orly, probablement grâce à l'import de bois contaminé. Les pays les plus excentrés sont aussi touchés, comme l’Angleterre et l’Espagne en 2002, puis le Danemark en 2003.

Sa progression en France  est très rapide En 2005, 80 % du territoire français est touché. Actuellement seuls les départements du Finistère et du Sud-ouest sont épargnés.

C’est un problème d’ampleur Européenne. Aussi des moyens de lutte biologique contre ce ravageur sont à l'étude, via notamment le programme européen Controcam lancé en 2001, avec huit partenaires, des centres de recherche de France, d'Allemagne, de Tchéquie, de Suisse, d'Autriche, d'Italie et de Grèce


Cependant à l’échelle des particuliers et de communes, chacun peut et doit agir,  ce n’est pas compliqué. Le ramassage et la destruction le broyage/compostage ou incinération  des feuilles mortes  freinent efficacement la maladie.


Les chercheurs qui étudient  les effets des attaques de la mineuse sur les marronniers ont constaté qu’éliminer totalement en hiver les feuilles mortes
qui abritent les chrysalides limite les dégâts l’année suivante. A l’inverse, si les feuilles stagnent sur le sol durant la période hivernale, la population des mineuses  augmente ,on en trouve de plus en plus sur les arbres  l’été suivant et la maladie continue de se propager .


Il existe  aussi un traitement chimique, encore très cher avec des risques d'effets collatéraux non souhaités. L’espoir vient  aussi de la nature elle .même . On a pu observer que quelques oiseaux, en particulier la mésange à Paris, semblent s'être localement adaptés à la mineuse  et mangent des chenilles, limitant ainsi la prolifération de la maladie.  Cependant, à l’heure actuelle, le moyen de lutte le plus efficace demeure le ramassage et la destruction le broyage/compostage ou incinération  des feuilles mortes.  

A l’échelle d’une commune, il est assez simple de mettre en œuvre un programme de destruction de ces feuilles de marronniers. Ce n’est qu’au prix d’une lutte complète  contre la mineuse que la maladie disparaîtra à terme.

Voici là encore un lourd dossier dont hérite notre nouveau maire. Le mal est connu depuis 2001 et nous l’avons vu  le ramassage et la destruction par broyage/compostage ou incinération  des feuilles mortes  suffit à freiner efficacement les pullulations  des mineuses


Or l’ancienne équipe n’a jamais rien fait  en ce sens alors que c’était vraiment très simple à mettre en œuvre. Qu’allons nous laisser à nos enfants ? Nous avons déjà perdu trop de temps dans la lutte contre la maladie des marronniers.


L’équipe fraîchement élue , est certainement plus sensible à l’écologie que l’ancienne , et nous espérons sincèrement que cet hiver tout sera mis en œuvre pour , organiser de façon efficace le  ramassage et la destruction des feuilles mortes par  broyage/compostage ou incinération  des feuilles mortes afin de sauver les marronniers ..


Et s’il n’y avait que les marronniers !!! Mais il y a aussi les écoles ,les rues , la dette de la ville etc etc ….

Publié dans Goussainville

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