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L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.
La construction de l’Europe
est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais souvent les peuples ont douté. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à
la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous
proposons que l’Union européenne s’oblige à agir de concert chaque fois que se
présente une crise universelle. Les grandes politiques de lutte contre ces crises doivent être définies et appliquées ensemble et pas séparément. Les plans nationaux sont insuffisants. Par
exemple, pour l’automobile, c’est l’ensemble des constructeurs européens qui doit être incité à passer à la voiture propre, ou à une défense active des sous-traitants. Si la crise s’aggrave, la
zone euro doit prendre l’initiative d’un grand emprunt européen de 3 % du PIB, destiné, en particulier, à de grands équipements et à aider les PME à préparer l’avenir.
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L’Europe, c’est d’abord un projet de
société, des valeurs humanistes.
Ceux qui ont voulu limiter
l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la
défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence
Sociale, civique et
écologique doit passer en premier.
Nous
proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit reconnue
comme le fondement des politiques de l’Union.
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Les générations à venir doivent être défendues.
Notre patrimoine écologique,
les sols, l’eau, le climat, les espèces vivantes, les paysages, les modes de vie, les savoir-faire, n’appartiennent pas seulement à notre génération,
mais aux générations à venir.
Nous
proposons que tous les choix politiques européens prennent en compte cette
solidarité entre générations. C’est l’intégration du « soutenable » ou du«durable»dans les décisions européennes.
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Pour défendre les entreprises européennes et l’emploi en Europe, la compétition
entre l’Europe et le monde doit être rendue équitable.
Nous ne pouvons pas continuer
à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement et accepter la concurrence
sauvage de pays développés qui ne respectent pas ces normes alors qu’ils en auraient les moyens.
Nous
demandons l’équité : pour les pays développés, les produits qui entrent en
Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons. Pour les pays les plus pauvres, nous devons les aider à appliquer progressivement ces mêmes
règles.
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L’Europe, affaire de citoyens.
Les gouvernants de nos pays
et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul ne soit informé. Des choix très importants sont ainsi faits, qui nous concernent tous. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions
qui concernent l’avenir des
Citoyens européens doivent
être prises en pleine lumière : être informés et participer, c’est notre droit de citoyens.
>
Nous proposons qu’aucune décision importante ne soit prise par le Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de
gouvernement, sans un débat public préalable. Toute préparation de décision de l’Union doit être annoncée, sauf urgence, trois mois avant d’être prise, par voie de presse, de manière que les
citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens. Nous demandons que les délibérations des gouvernements,
Au sein du Conseil,
soient publiques, télévisées ou diffusées sur internet. Nous nous engageons, si nous sommes élus, à être assidus au Parlement européen et à rendre
Compte, sur le
terrain, de ce qui s’y passe.
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Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans
volonté politique.
L’organisation à 27 est souvent paralysante, les
discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendons
l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous,
c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer
l’ensemble.
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L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des États
européens entre eux, notamment en matière fiscale.
Elle doit, au contraire, les
conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche qui conduit à une impasse.
>
Nous refusons les politiques de dumping fiscal qui visent à délocaliser les entreprises des uns pour les installer chez les
autres. Nous exigeons une démarche d’harmonisation fiscale.
8
Le savoir et la connaissance priorités de
l’Europe.
Une société avancée, à haut
niveau de protection sociale, ne peut se défendre dans la mondialisation que par un haut niveau de connaissance, de maîtrise des sciences et des technologies nouvelles. >
Nous
proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en
liaison avec les Etats membres de l’Union, une aide pratique au dépôt de brevets.
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Pour que l’Europe agisse, par exemple dans des domaines aussi
importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.
Un budget limité à 1 % de la
production annuelle, c’est infiniment trop bas.
Nous proposons
un budget européen significativement augmenté alimenté par un impôt unique sur
l’ensemble
Des pays de
l’Union, impôt uniforme sur les entreprises, ou prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.
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L’Europe, zone de
sécurité.
En Europe, il n’y a pas de
frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont, eux, arrêtés par les frontières. La partie
N’est pas égale et tous les
trafics, y compris de drogue ou d’êtres humains,
En profitent de jour en jour
davantage.
Nous proposons
un procureur de l’Union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun
de nos pays. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus, en Europe, les contrats signés avec des paradis fiscaux.
11La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante
que jamais.
En cette matière si sensible,
qui touche à notre alimentation, à notre environnement,
À notre paysage, à l’avenir
de l’espèce humaine, notre approche ne peut
Pas être seulement de
marché.
Nous
défendons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la
fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine. Dans le même esprit, nous poursuivrons le
travail
accompli par nos
élus au Parlement européen, en faveur d’une politique de la pêche qui maintienne une activité économique durable sur le littoral, tout en préservant la ressource.
12 L’Europe, communauté de la culture et des cultures. La création culturelle, la transmission des oeuvres, la défense du pluralisme culturel, notamment face au poids
toujours plus lourd des industries culturelles américaines, sont le devoir de l’Union. Le soutien à la
création européenne doit être actif et efficace.
Nous
défendons l’idée que l’Union évalue chaque année la richesse de la création
culturelle, en matière musicale, plastique, théâtrale, cinématographique, littéraire, sur son sol.
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Il faut prouver à tous les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.
Pour nous, Français, la
nation est un bien commun. La langue française, langue officielle de l’Europe, à égalité avec l’anglais, doit être effectivement défendue. Les
cultures régionales sont un bien aussi précieux, comme le démontre la charte de protection des langues
et des cultures minoritaires. L’Europe est un vivier d’identités
Et de
cultures.
Nous
défendons l’Europe qui garantit les identités, les modes de
vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.
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L’immigration est la partie visible du
plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté.
Comme ils ne peuvent plus
vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra permettre les régulations nécessaires.
Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement. >
Pour
nous,
il faut mettre un terme aux politiques d’exploitation et de corruption de cette partie du monde si souvent abandonnée. Il faut protéger les marchés de ces pays, leur permettre de produire ce qu’ils
mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et de cesser de piller leurs matières premières
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